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Zoom sur un contexte en tension

La lutte contre la privation matérielle et alimentaire constitue un enjeu central des politiques sociales en France. Elle s’inscrit dans un contexte marqué par des inégalités persistantes et des situations de précarité structurelles, qui touchent plusieurs millions de personnes. Début 2023, près de 9 millions de personnes étaient concernées. La hausse récente des prix contribue aujourd’hui à accentuer ces difficultés et la rend d’autant plus primordiale.

 

Les familles nombreuses et monoparentales sont particulièrement exposées, tout comme les enfants, dont 2,76 millions vivent sous le seuil de pauvreté. Ces inégalités sont encore plus marquées dans les régions ultrapériphériques, où les taux de pauvreté et de grande précarité sont nettement plus élevés qu'en métropole. 

L’évolution du cadre européen de l’aide alimentaire

Auparavant, l’aide alimentaire était financée par le Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD). Dans le cadre de la programmation 2021-2027, la Commission européenne a intégré ce dispositif au sein du programme national FSE+, mettant fin au FEAD en tant qu’instrument distinct. Cette évolution vise à renforcer la cohérence des politiques d’inclusion sociale, en articulant l’aide d’urgence avec des actions d’accompagnement, tout en élargissant le champ d’intervention à l’aide matérielle. 

 

Sur ce champ, les crédits FSE+ ont été répartis entre la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) “Soutien européen à l’aide alimentaire” (SEAA) et la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP), qui porte le programme national FSE+ “Emploi, Inclusion, Jeunesse et Compétences”.  

 

Ainsi, la DGCS coordonne l’aide alimentaire sur tout le volet national via le financement de quatre têtes de réseau pour l’achat et la distribution de produits non périssables (la Croix Rouge française, la Fédération Française des Banques Alimentaires, les Restaurants du cœur et le Secours populaire français). La DGEFP intervient en complément sur de l’aide alimentaire portant sur des achats de produits locaux dans les régions ultrapériphériques, et finance l’aide matérielle sur l’ensemble du territoire national par l’achat et la distribution de biens de première nécessité.  

La priorité 5 “Aide alimentaire et matérielle aux plus démunis” du programme national FSE+ : un levier essentiel de solidarité

La priorité 5 “Aide alimentaire et matérielle aux plus démunis” représente un nouvel axe d’intervention du programme national FSE+. Dotée d’une enveloppe globale de 30 millions d’euros, cette priorité vise à apporter une aide matérielle et alimentaire aux plus démunis, y compris les enfants, tout en proposant des mesures d'accompagnement favorisant leur inclusion sociale. 

 

 

Dans ce cadre, la DGEFP soutient deux types d’actions : 

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- L’assistance matérielle de base aux plus démunis sur l’ensemble du territoire national à travers la mise à disposition et distribution de biens de première nécessité. 

 

© Mission Locale d'Insertion de Poitiers 

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- L’aide alimentaire aux plus démunis uniquement dans les régions ultrapériphériques à travers la mise à disposition et distribution de denrées alimentaires achetées ou collectées localement (produits frais et secs), ainsi que de coupons, bons ou cartes.

 

© OGFA PAU 74

Des objectifs au service de l’inclusion sociale et du développement

Les objectifs de cette priorité 5 “Aide alimentaire et matérielle aux plus démunis” visent à favoriser l’intégration sociale des personnes en situation de vulnérabilité économique ou sociale en leur donnant notamment un accès digne à des biens et matériels de première nécessité, tels que des produits d’hygiène ou des vêtements. 

 

Un autre objectif est également de participer à la reconnaissance et au développement des capacités de ces personnes à agir pour elles-mêmes et dans leur environnement en leur proposant un accompagnement favorisant leur insertion sociale. Cela peut prendre la forme d’entretiens individuels, de distribution de flyers d’information, d’orientation vers des partenaires ou des services compétents.

 

Enfin, elle contribue à une démarche globale de réduction de la pauvreté en combattant ses causes profondes et en évitant sa reproduction. 

Les publics ciblés

Les actions mises en œuvre dans le cadre de cette priorité visent à soutenir les personnes exposées à la pauvreté, parmi lesquelles les bénéficiaires de minima sociaux, les personnes victimes d’exclusion, de discrimination ou faisant face à des difficultés d’accès aux droits. 

 

Les actions s’adressent également aux personnes sans logement, y compris les personnes vivant dans des campements illicites, des bidonvilles, ou des squats, les personnes vivant dans des habitats indignes ou précaires ainsi que toute autre personne dont la situation de logement est reconnue comme prioritaire en raison de difficultés graves ou urgentes (absence de logement, logement insalubre, menace d’expulsion, handicap, violence ou grande difficulté sociale). 

 

Enfin, une attention particulière est portée à tous les jeunes enfants exposés à la pauvreté et à la privation matérielle.

Découvrir les projets financés sur le terrain de la priorité 5

L’aide matérielle à destination de la petite enfance

Pour répondre au plus près des besoins des populations, le volet central de la DGEFP a lancé un appel à projet au niveau national intitulé “Aide matérielle à destination de la petite enfance”, qui a conduit à la signature de cinq conventions à hauteur de 3,6 millions d’euros répartis entre le Secours Populaire français, les Restaurants du Cœur, l’Agence du Don en Nature, Dons Solidaires et la Croix-Rouge française. 

Ces conventions visent à assurer, tout au long de l’année 2026, la distribution de produits de première nécessité, notamment des couches, à destination des nourrissons et jeunes enfants sur l’ensemble du territoire français. 

Projet Jobcoaching Flo8

La Réunion

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A La Réunion, le projet Jobcoaching Flo8 porté par l'association Finaliser, Transmettre, Mobiliser (FTM) permet aux femmes éloignées de l’emploi de bénéficier d’un parcours d’accompagnement personnalisé délivré sous la forme d’un coaching. Celui-ci combine la préparation des participantes à intégrer le marché du travail, l’organisation des démarches d’inclusion et le suivi post-inclusion afin de sécuriser le retour à l’emploi et de lever les freins à l’insertion professionnelle des femmes.

Un objectif d’insertion professionnelle face aux inégalités persistantes

L’initiative de l'association FTM a ainsi pour objectif d’intégrer professionnellement au moins 20% des 190 femmes accompagnées, soit 38 femmes de toutes nationalités, d’ici le 31 décembre 2027. Elle s’inscrit en réponse à une double problématique identifiée : d’une part, un taux de chômage particulièrement élevé à La Réunion, environ 2,5 fois supérieur à la moyenne de l’Union européenne et, d’autre part, des inégalités persistantes entre les femmes et les hommes sur le marché du travail. 

Un accompagnement en trois axes pour favoriser l’accès des femmes à l’emploi

Le programme national FSE+ cofinance la mise en œuvre d’une action principale visant au développement des ressources nécessaires pour construire un parcours vers l'emploi, l'entreprenariat et/ou la formation. Cette action est divisée en trois axes majeurs.

 

Ftm

Se préparer à l’emploi

Le premier axe a pour objectif de renforcer l’employabilité des participantes en travaillant sur leur posture professionnelle, leurs outils de candidature, et leur projet professionnel. Ces actions menées incluent notamment la rédaction personnalisée de CV, lettres de motivation et mails professionnels, la préparation aux entretiens d’embauche (simulation d’entretiens, conseils personnalisés) et aux sessions de job dating. 

Se connecter aux acteurs de l’emploi et de la formation

Le deuxième axe vise à structurer l’entrée active des participantes dans un parcours d’insertion, en facilitant la mise en relation avec les acteurs économiques et sociaux. Les actions comprennent notamment la délimitation d’une zone de mobilité adaptée aux contraintes et aux possibilités de déplacement, l’accompagnement à la rédaction de dossiers professionnels (livrables, notes autobiographiques, etc.) et la participation aux salons, forums et manifestations dédiées à l’emploi et à la formation.

Se sécuriser dans son parcours professionnel

Le dernier axe permet de garantir un accompagnement après l’accès à l’emploi ou à la formation, afin de sécuriser les parcours. Il comprend notamment des entretiens réguliers (téléphoniques, en visio ou en présentiel) avec la participante, des échanges avec l’employeur ou le formateur, pour assurer une bonne intégration et l’analyse des bilans de stage, pour évaluer les compétences acquises.

Accompagnement

Un réseau de partenaires engagés

Le projet est actuellement en cours de déploiement et mobilise déjà de nombreux partenaires publics (la caisse d’allocations familiales de La Réunion, l’Agence Régionale de Santé La Réunion, la région Réunion, la Direction Régionale aux Droits des Femmes et à l’Égalité entre les femmes et les hommes, la Direction de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités), des formateurs partenaires européens, ainsi que des ONG (SOPA en Lituanie). 

L’action de l’association FTM et de son projet Jobcoaching Flo8 favorise ainsi l'inclusion professionnelle durable grâce à un parcours global, progressif et cohérent à destination des femmes de plus de 18 ans résidant à La Réunion ainsi que des femmes étrangères primo-arrivantes. 

programme

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"Un Organisme intermédiaire est un organisme public ou privé qui agit sous la responsabilité d’une autorité de gestion ou qui exécute des fonctions ou des tâches pour le compte de cette dernière"

Article 2 du Règlement portant sur les dispositions communes

Dans le cadre du programme national FSE+ et du FTJ, les organismes intermédiaires jouent un rôle clé dans la mise en œuvre des financements européens.

Un organisme intermédiaire est une structure publique ou privée à laquelle l’autorité de gestion délègue une partie de ses missions et une enveloppe financière dédiée. Concrètement, il agit comme un relais opérationnel entre l’État (autorité de gestion) et les porteurs de projets dans son champ de compétences et dans le respect des consignes de gestion posées par l’autorité de gestion.

Ses principales missions consistent notamment à :

  • lancer des appels à projets ;
  • instruire et sélectionner les dossiers de demande de financement ;
  • suivre l’exécution des projets financés ;
  • contrôler la conformité des dépenses en vue de leur remboursement aux porteurs de projets
  • accompagner les bénéficiaires dans la mise en œuvre de leurs projets. 
     

Grâce à cette délégation, la gestion des fonds européens est encore plus proche des réalités territoriales. À l’échelon local, 1,2 milliard d’euros du programme national FSE+ sont délégués en gestion à plus de 100 organismes intermédiaires qui sont  les conseils départementaux, les PLIE (Plans Locaux pour l'Insertion et l’Emploi) et quelques métropoles, en capacité d’identifier les besoins locaux en matière d’emploi et d’inclusion sociale. Leur rôle est essentiel pour garantir une utilisation efficace, ciblée et conforme des financements européens, tout en facilitant l’accès aux aides pour les acteurs de terrain.

Au niveau national, France Travail est l’organisme intermédiaire sur lequel s’appuie la DGEFP pour l’accompagnement par le FSE+ des demandeurs d’emploi. L’Avise est également l’organisme intermédiaire du volet central du programme compétent pour appuyer des projets en matière d’innovation et d’économie sociale et solidaire portés à l’échelle du territoire national.

association DisDameDonc

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L’endométriose, un enjeu de santé… et d’emploi

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’endométriose, il est essentiel de rappeler que cette maladie gynécologique inflammatoire chronique touche près de 10 % des femmes en âge de procréer. Ses impacts sur la vie professionnelle restent encore trop peu pris en compte. Douleurs invalidantes, fatigue chronique, arrêts de travail répétés : autant de réalités qui peuvent fragiliser les parcours professionnels des femmes concernées. La reconnaissance de cette maladie progresse, mais ses impacts sur la vie professionnelle restent encore trop peu pris en compte.

Face à ces constats, il devient essentiel d’intégrer pleinement les enjeux de santé féminine dans les politiques publiques de l’emploi.

L’endométriose est une maladie gynécologique inflammatoire chronique qui peut survenir dès l’adolescence et jusqu’à la ménopause. Les symptômes les plus courants sont des douleurs parfois invalidantes au point de nuire à la qualité de vie et une diminution de la fertilité.

Le programme national FSE+ : un levier structurant pour un marché du travail inclusif

Le programme national FSE+ joue un rôle central dans cette évolution. À travers notamment une priorité dédiée à la “promotion d’un marché du travail créateur d’emploi, accessible à tous et un environnement de travail inclusif et sain”, il affirme clairement l’importance de mieux prendre en compte les conditions de travail et les réalités de santé des actifs.

Cette priorité traduit une ambition forte : faire du monde professionnel un espace capable de s’adapter aux besoins de chacun, en particulier face à des problématiques encore insuffisamment reconnues comme celles liées à la santé féminine.

Une action concrète en Gironde pour faire évoluer les pratiques

Dans ce cadre, l’opération « Promouvoir et accompagner la prise en compte des spécificités de santé féminine en milieu professionnel », portée par l’Association DISDAMEDONC, illustre concrètement la mise en œuvre du FSE+ sur le terrain.

Soutenue par le programme national FSE+, cette initiative vise à renforcer l’égalité professionnelle en améliorant la connaissance, au sein des entreprises, des problématiques de santé spécifiques aux femmes, dont l’endométriose.

Elle permet de déployer, dans le département de la Gironde, une offre d’accompagnement dédiée aux employeurs : sensibilisation, outillage, et appui à l’adaptation des organisations de travail.

Découvrez le projet Dis Dame Donc

Un accompagnement ciblé au cœur du tissu économique local

L’action s’adresse en priorité aux organisations employeuses comptant une forte proportion de salariées, avec une attention particulière portée aux TPE et PME, qui constituent la majorité du tissu économique. Ces structures, souvent moins outillées sur ces sujets, représentent un levier essentiel de transformation pour le bien-être des salariés. Les organisations collectives telles que les syndicats et les fédérations professionnelles sont également mobilisées, afin de favoriser une diffusion large des bonnes pratiques.

Faire de la santé féminine un pilier de l’égalité professionnelle

En soutenant ce type d’initiatives, le programme national FSE+ démontre sa capacité à répondre à des enjeux concrets et actuels. La prise en compte de maladies comme l’endométriose dans le monde du travail ne relève plus seulement de la sphère médicale : elle devient un enjeu d’égalité, d’inclusion et de qualité de vie au travail.

handicap

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L’illettrisme et l’illectronisme : freins dans la vie quotidienne et pour l’accès à l’emploi

D’après une enquête de l’INSEE¹, en 2022, 1 400 000 personnes ayant débuté leur scolarité en France sont en situation d’illettrisme. Les enquêtés ont été interrogés sur les compétences de base suivantes : identifier les mots, comprendre le texte, écrire et compter. Une personne sur dix, âgée de 18 à 64 ans, éprouve des difficultés dans au moins un de ces fondamentaux, soit 3,7 millions de français.

De plus, le numérique est désormais omniprésent dans le monde du travail, comme dans la vie privée, pour effectuer des démarches administratives, par exemple. Mais certaines personnes, en situation d’illettrisme ou non, rencontrent des difficultés à utiliser et à maitriser les outils numériques. Il s’agit d’illectronisme. Les personnes concernées se trouvent en difficulté pour acheter un billet de train, prendre un rendez-vous médical ou encore consulter leur bulletin de paie ou les notes de leur enfant. L’ensemble de ces difficultés sont un frein dans la vie quotidienne des personnes en situation d’illettrisme et d’illectronisme et un obstacle à leur autonomie. 

A savoir

L’illettrisme se distingue de l’analphabétisme, car il s’agit d’individus qui ont été scolarisés en France mais qui ne maitrisent pas la lecture, l’écriture, le calcul ou l’utilisation courante des outils numériques. A l’inverse, l’analphabétisme concerne les personnes qui n’ont appris ni à lire ni à écrire et qui ne sont jamais allées à l’école. L’illettrisme ne recouvre pas non plus les personnes étrangères en apprentissage de la langue française.

L’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) a pour mission de rendre visible ces situations et de construire des solutions avec l’ensemble des acteurs concernés. Pour faire reculer l’illettrisme, l’ANLCI encourage, recherche et accompagne la mobilisation de tous. Pour ce faire, l’agence a initié la coopérative des solutions, un projet cofinancé par le programme national du Fonds social européen +. L’objectif de ce projet est de coconstruire à une échelle locale des solutions concrètes pour sensibiliser les acteurs et lutter contre l’illettrisme. Un pari gagné puisque l’ANLCI, a mis en place, à fin 2024, 65 coopératives.

En cofinançant la coopérative des solutions, le programme national du FSE + soutient aussi l’employabilité de tous puisque 52% des coopératives favorisent le maintien dans l’emploi, et l'accès la formation professionnelle et à l'emploi.

Un maillage renforcé pour la construction de solutions durables et concrètes pour faire face à l’illettrisme

L’objectif premier de ces coopératives est de mobiliser à la fois les acteurs impliqués dans la lutte contre l’illettrisme et les personnes en situation d’illettrisme ou d’illectronisme. Cette mise en réseau territoriale permet la mise en place de solutions plus efficaces.

Les 65 coopératives se sont déployées sur l’ensemble du territoire métropolitain et en outre-mer : on compte, à minima, une coopérative par région. En particulier, 15 d’entre elles sont situées en quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) et 14 en outre-mer où le risque pour les habitants d’être en difficulté en matière de compétences de base est 2,5 fois plus élevé qu’ailleurs.

Les acteurs engagés dans ces coopératives sont variés : collectivités, services de l’Etat, entreprises, centres de formation, association, personnes en situation d’illettrisme, etc.

Une démarche de construction collective au cœur des Coopératives des solutions

Des étapes clés pour construire collectivement des solutions adaptées :

 

  1. Repérage des ressources et des manques du territoire concernant la prise en charge des situations d’illettrisme, identification des besoins des personnes concernées et cadrage d’un objectif commun de travail ;
  2. Co-construction d’une solution avec l’ensemble des acteurs concernés répondant au besoin identifié ;
  3. Mise en œuvre de la solution imaginée et élaboration d’une feuille de route.

Une Coopérative des solutions au sein d’une entreprise : la solution COnnexion au sein de l’entreprise COLAS

L’entreprise Colas spécialisée dans la construction et l’entretien d’infrastructures de transport, a entamé un processus de dématérialisation de l’environnement de travail (usage de la tablette dans les engins, coffre-fort numérique…). Pour s’assurer que l’ensemble des salariés de l’entreprise Colas puissent s’adapter à cette évolution, une coopérative a été initiée.

 

Parmi les 12 000 "compagnons" (salariés de COLAS), 15% sont en situation d’illectronisme. Les coopérateurs ont donc imaginé deux solutions pour faire face à cette situation :

 

  • Lorsqu’un compagnon éprouve des difficultés dans l’utilisation des outils numériques, il est accompagné par des collègues facilitateurs.  
  • Lorsque les difficultés concernent plusieurs compétences de base (lire, écrire, compter, utiliser les outils numériques), des formations sont proposées aux compagnons concernés.

 

Ces solutions permettent aux "compagnons" en situation d’illettrisme de renforcer leurs compétences de base utiles au travail et dans la vie quotidienne.

Une Coopérative des solutions au sein d’un quartier prioritaire de la politique de la ville

À Cergy-Pontoise, environ 12 500 personnes rencontrent des difficultés majeures avec les compétences de base. Pour y remédier, l’association AVEC pilote le projet « Cité de l’emploi » visant à accompagner les publics les plus éloignés de l’emploi dans leur insertion. L’association AVEC a fait le choix de mettre en place une coopérative pour identifier des solutions pour les personnes en situation d’illettrisme afin de faciliter leur insertion professionnelle.

Dans un premier temps, cette coopérative a réuni l’ensemble des acteurs locaux investis dans la lutte contre l’illettrisme qui se connaissaient peu jusqu’alors. Une dynamique partenariale s’est donc dégagée permettant une meilleure coordination interacteurs.

Les parties prenantes ont conçu une campagne de communication pour orienter les personnes en situation d’illettrisme vers les structures d’accompagnement présentes sur le territoire. Aussi, une vidéo de sensibilisation illustrant un parcours type vient également compléter ce dispositif. Enfin, cette diffusion de supports informationnels est complétée par un accueil et accompagnement personnalisé proposé à la Maison de la Langue qui évalue et oriente les personnes vers l’acteur local correspondant à leur besoin.


 

Ces deux exemples de coopératives, cofinancées par le programme national FSE+, montrent concrètement comment des solutions sont trouvées, dans des configurations différentes, pour faire reculer l’illettrisme et doter les individus des compétences de base pour faciliter leur vie quotidienne et assurer l’accès et le maintien dans leur emploi.

Découvrez d'autres projets financés par le FSE+

¹ Enquête « Formation tout au long de la vie » (FLV) 2022-2023 module « Compétences »

emploi

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Journée internationale pour le droit des femmes : découvrez un projet cofinancé par le programme national FSE + œuvrant pour l’accompagnement des femmes victimes de violence vers la réinsertion professionnelle.

Depuis 1977, la journée du 8 mars célèbre la journée internationale pour le droit des femmes. Pour l’année 2025, les Nations Unies ont placé cette journée consacrée aux droits des femmes sous le thème : « Pour toutes les femmes et les filles : droits, égalité et autonomisation ».

 

Le programme national FSE+ s’engage activement pour assurer la progression de l’égalité entre les femmes et les hommes. Le FSE + agit en particulier en faveur de la promotion des femmes sur le marché du travail en finançant des projets favorables à « l’égalité des conditions de travail et un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, y compris grâce à l’accès à des services de garde d’enfants abordables et à des services de prise en charge des personnes dépendantes ».

 

L’Atelier Filaos, une recyclerie cofinancée par le programme national FSE +, œuvre pour l’autonomisation économique et sociale des femmes victimes de violence en les soutenant dans une démarche de réinsertion professionnelle.

Pause aux Filaos : un lieu d’accueil pour les femmes victimes de violences

Au cœur du Lot, l'association Pause aux Filaos incarne une réponse innovante et déterminée face à l'urgence sociale que représentent les violences faites aux femmes et aux enfants. L’objectif de l’association : transformer la détresse en une force collective pour bâtir un avenir plus sûr et solidaire.
 

Jusqu’à la création de Pause aux Filaos, en 2012, le département du Lot était dépourvu de structures d’accueil pour les femmes victimes de violences. Un diagnostic social du territoire a permis à l’association d’identifier les besoins pour lesquels Pause aux Filaos avait un rôle à jouer, en particulier en termes d’hébergement d’urgence et d’accompagnement des femmes et enfants victimes de violences. En mai 2017, l’association Pause aux Filaos a été reconnue d’intérêt général.
 

Attentive aux évolutions des besoins de ces bénéficiaires, l’association Pause aux Filaos ne cesse de mettre en place de nouveaux dispositifs.
 

En 2022, elle élargissait son action avec l'ouverture d'un atelier d'insertion à Prayssac. Le programme national FSE +, par l’intermédiaire du département du Lot, a cofinancé ce projet de recyclerie et l'a intitulé "l’Atelier des Filaos".

La recyclerie Atelier des Filaos : une démarche vers la réinsertion pour une autonomie économique et sociale

Cette recyclerie Atelier des Filaos est un chantier d’insertion poursuivant un double objectif : renforcer l’autonomie économique et sociale des femmes victimes de violences ou éloignées du marché du travail tout en s’intégrant pleinement dans leur parcours de reconstruction personnelle. Confrontées à la précarité, ces femmes bénéficient ainsi d’un projet d’insertion par l’activité économique, qui répond concrètement à leurs besoins d’autonomie financière.
 

La recyclerie l’Atelier des Filaos s’est donc établie sur le modèle d’un Atelier et Chantier d’Insertion (ACI) qui a pour objectif d’offrir un accompagnement ainsi qu'une activité professionnelle aux personnes les plus éloignées de l'emploi afin de permettre le retour à un emploi durable. Les salariées y perçoivent une rémunération équivalente au minimum au SMIC. La particularité de la recyclerie comme Atelier et Chantier d’insertion réside dans le fait qu’elle s’adresse et est réservée uniquement aux femmes.
 

Dans le cadre de cette recyclerie, l’ACI est consacrée à la restauration et au relooking de meubles. Les femmes salariées de l’Atelier des Filaos sont accompagnées par un encadrant technique qui les forme aux différentes pratiques techniques de restauration de mobilier. L’objectif étant que par la suite ces compétences soient valorisées lors d’une recherche d’emploi. La partie vente est aussi assurée par l’Atelier des Filaos.
 

Ce dispositif de recyclerie s’appuie donc sur une dynamique sociale et solidaire remarquable pour permettre aux femmes victimes de violences ou éloignées du marché du travail d’avancer dans leur démarche de réemploi.

Si vous souhaitez contribuer à votre façon à la recyclerie l’Atelier des Filaos, vous pouvez soit leur confier l’un de vos meubles, soit vous rendre dans leur espace de vente ou encore leur faire un don matériel utile pour le relooking (peinture, tissus, outils etc).

Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site de la recyclerie
innovation

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Conjuguer immobilier et solidarité, c’est possible ! C’est la mission de SOLIHA, cette agence immobilière sociale (AIS) s’impose comme intermédiaire entre des publics fragiles, qui rencontrent des difficultés à avoir accès à un logement et à s’y maintenir, et des bailleurs. En région Bourgogne-Franche-Comté, le programme national FSE+ co-finance l’opération « Maintien dans le logement des personnes en difficultés sociales en milieu rural » portée par la structure SOLIHA dans les départements de Haute Saône et du Territoire de Belfort.

Le mal-logement : un constat accablant

Le mal logement comprend de mauvaises conditions d’habitat, des difficultés pour accéder à un logement et des difficultés pour s’y maintenir ou l’absence totale de domicile personnel.

 

Le 30ème rapport sur l’état du mal-logement en France¹,établit qu’en France 4,2 millions de personnes souffrent de mal-logement. Aussi, conséquence de la crise du logement, les demandes pour accéder au parc social n’ont jamais été aussi importantes : courant 2024 il y avait 2,7 millions de demandeurs de logement social. Dans les même temps, l’investissement dans le parc social et l’offre locative sociale disponible tendent à baisser drastiquement.

 

L’accès au logement est donc un parcours semé d’embûches : seul 1 demandeur de logement social sur 5 reçoit une réponse positive dans l’année de sa demande.L’obtention d’un logement peut prendre plusieurs années.

 

Pour favoriser l’inclusion sociale des personnes les plus vulnérables et exposées au risque de pauvreté le programme national FSE+ co-finance l’agence immobilière sociale SOLIHA en Haute-Saône et dans le Territoire de Belfort. 

L'agence immobilière sociale de Vesoul de SOLIHA propose une alternative au circuit classique d'attribution de logement

Pour les publics fragiles, les impasses pour accéder à un logement sont donc multiples. Dans le parc privé, les bailleurs rejettent leurs dossiers par manque de solvabilité. Le parc social est quant à lui saturé et l’attribution d’un logement peut prendre plusieurs années. Aussi, certains individus ne peuvent recourir au parc social en raison de dettes d’impayés de loyer déjà importantes auprès des bailleurs sociaux.

Face à l’ensemble de ces difficultés, l’agence immobilière sociale SOLIHA à Vesoul s’impose comme une alternative supplémentaire aux publics modestes rencontrant des difficultés dans leurs parcours résidentiels.

Concrètement, l’agence immobilière sociale de Vesoul de SOLIHA capte et gère des logements du parc privé en apportant aux bailleurs des garanties locatives. Ensuite, ces logements sont mis à disposition à d’individus modestes sur critères de ressources et au public prioritaire du Plan Départemental d’Action pour le Logement et l’Hébergement des Personnes Défavorisées (PDALHPD) des départements en question.

 

L’action de l’agence immobilière sociale de Vesoul de SOLIHA dans les départements de Haute-Saône et du Territoire de Belfort est significative, ce sont 420 logements privés et communaux qui sont gérés par la structure. Cette opération bénéficie donc à de nombreux individus désormais locataires grâce à l’aide de l’agence immobilière sociale de Vesoul de SOLIHA.  Plus de la moitié des locataires, accompagnés par l’antenne de Vesoul, sont des familles (dont 43% avec des enfants) et 49% d’entre eux sont bénéficiaires d’une aide au logement. Le rôle d’intermédiaire de l’agence immobilière sociale de Vesoul de SOLIHA entre locataires et bailleurs permet de mettre à disposition des logements à prix abordables comme des loyers conventionnés adaptés aux faibles revenus. Pour les habitations gérées par SOLIHA, en Haute-Saône et dans le Territoire de Belfort, 57% d’entre elles proposent un loyer conventionné avec un loyer moyen de 445€, permettant l’accès à ces logements à un public modeste.

 

La mission de l’agence immobilière sociale de Vesoul de SOLIHA ne se résume pas seulement à un accompagnement pour accéder à un logement décent mais la démarche de l’agence immobilière sociale est aussi de sécuriser le maintien dans le logement. Pour cela, l’agence immobilière sociale de Vesoul de SOLIHA offre un soutien administratif et informationnel aux personnes rencontrant des difficultés pour accéder et se maintenir dans un logement.

Les actions d’accompagnement de l’agence immobilière sociale de Vesoul de SOLIHA pour favoriser le maintien dans un logement :

  • Aide dans la constitution du dossier locatif : s’assurer que le loyer est adapté aux besoins et ressources et mobilisation de dispositifs pour améliorer la solvabilité (exemple : la garantie VISALE²) ;
  • Apporter une connaissance des aides auxquelles le public concerné peut prétendre. En informant sur les aides aux logements existantes cela limite le risque de non-recours par manque d’information³.
  • Sensibilisation aux écogestes permettant, principalement, de maitriser les coûts d’énergies ;
  • Assurer un suivi technique régulier du logement pour faire intervenir, si besoin, des prestataires qualifiés pour que le logement reste décent.

Dans un contexte où le mal-logement touche de plus en plus d’individus chaque année, les actions entreprises par l’agence immobilière sociale de Vesoul de SOLIHA contribuent favorablement à l’accès et au maintien dans un logement décent des personnes aux revenus modestes.

 

Le mal-logement conduit à des situations d’exclusion sociale difficiles à surmonter, c’est pourquoi le FSE + se mobilise en co-finançant des initiatives comme l’agence immobilière sociale SOLIHA dans les départements de Haute-Saône et du Territoire de Belfort.

¹ 30ème rapport sur l’état du mal-logement en France 2025, Fondation pour le logement des défavorisés (ex Fondation Abbé Pierre)

² Source : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F33453

³ Source : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/jeux-de-donnees-communique-de-presse/non-recours-aux-prestations-sociales-le-manque-dinformation-en

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