18.05.2026
Les Jardins du Cœur : un modèle d’insertion qui porte ses fruits dans le Lot !
Nouvelle-Aquitaine
Insertion par le maraîchage et accès à une alimentation responsable
Le projet de l’association répond à un double enjeu d’inclusion : favoriser l’insertion professionnelle durable des personnes éloignées du marché du travail et permettre aux Restos du Coeur du Lot un accès à des produits maraîchers frais, de proximité et issus de pratiques respectueuses de l’environnement.
Un parcours structuré vers l’autonomie professionnelle
Le programme national FSE+ cofinance la mise en œuvre de deux actions majeures de cet atelier et chantier d’insertion (ACI), destinées à favoriser la réintégration dans le monde du travail des salariés en insertion grâce à l’apprentissage de gestes et postures favorisant le bien-être et le bien vivre au travail, l’accompagnement à l'élaboration d'un projet professionnel y compris par des mises en situation professionnelle dans les entreprises partenaires, ainsi que la maîtrise des techniques de recherche d'emploi (TRE).
Le parcours d'accompagnement se déroule de quelques mois à deux ans et comporte plusieurs phases :
Un accompagnement personnalisé adapté aux besoins de chacun
Tout au long de leur contrat, les salariés bénéficient d'un suivi individualisé adapté à leurs besoins. Ce service se traduit par des entretiens individuels avec la conseillère en insertion professionnelle (CIP) au minimum deux fois par mois, avec la possibilité de la solliciter à tout moment en cas de besoin complémentaire.
Les démarches engagées peuvent également être approfondies dans un cadre collectif au travers d'ateliers thématiques sur les TRE mais aussi sur les freins à l’emploi tels que la santé, le budget, la langue, le logement ou la mobilité en fonction des besoins identifiés par les équipes en place.
Pour moi “Les Jardins du Cœur”, c’était une aventure hors du temps qui m’a permis d’être dans l’univers bienveillant, empathique, simple et respectueux. Les objectifs qu’on nous donne nous permettent de nous pousser pour ne pas stagner et se donner des challenges pour le travail. C’est une belle aventure humaine avec des petits repas, conviviaux de départ. Ça m’a permis d’accepter les gens avec leur différence et de s’adapter et découvrir des personnes d’autres cultures, d’autres pays. Ça peut permettre de prendre confiance en soi, humainement et socialement.
Je vais pouvoir me préparer au milieu professionnel, je n’ai pas encore pu trouver du travail en France. Je vais pouvoir acquérir des compétences. Je vais pouvoir déposer une demande de logement et m’inscrire au permis de conduire. J’ai pour projet de devenir aide-soignant et je suis prêt à partir en formation. Et surtout je vais pouvoir engager une procédure pour la garde de mon fils parce qu’avec un salaire, je vais pouvoir prétendre à obtenir un logement ou je pourrais le recevoir. Avec ma première paye, je commence le permis, je m’inscris au code le plus tôt possible. Et aussi, je me sens bien dans l’équipe, j’ai le sentiment d’être intégré professionnellement même si je sais que le contrat que j’ai signé n’est pas un CDI.
Se former par la pratique en situation professionnelle
En parallèle, l'encadrant technique facilite l'intégration au travail en s’appuyant sur un cadre rassurant et une écoute attentive, favorisant ainsi l’instauration d’une relation de confiance avec les salariés en insertion, engagés sur un contrat de 24 heures par semaine.
Maraîcher professionnel, il accompagne l’apprentissage concret des compétences et des comportements professionnels de ces salariés dans les activités liées au maraîchage, notamment le travail de culture agro-responsable des légumes sur site et la production des plants à la récolte.
Tous les acteurs sociaux et professionnels du territoire peuvent être sollicités soit pour une résolution de problématique sociale soit pour l’élaboration du projet professionnel des salariés. Il pourra s’agir des conseillers de France Travail, de la Mission Locale, de Cap Emploi ou des travailleurs sociaux du Département ainsi que des entreprises présentes sur le territoire. Le CIDFF intervient également auprès des participants pour déconstruire les stéréotypes de genre.
L’action des “Jardins du Coeur” permet au terme de leur projet de remettre sur le chemin du travail les personnes éloignées de l’emploi et confrontées à des difficultés d’insertion avec près de 70% de sorties positives à l’issue de leurs parcours par un accès à l’emploi ou une formation tout en permettant la récolte annuelle de 17 à 20 tonnes de légumes, couvrant plus de la moitié des besoins des Restos du Coeur du Lot.